Qui est habilité à réaliser un audit de surveillance Qualiopi ? C’est la première question que se posent les organismes de formation une fois la certification obtenue. Et c’est une question essentielle, car cet audit intermédiaire est obligatoire pour conserver sa certification Qualiopi. Il ne s’agit pas d’un simple contrôle administratif, mais d’une évaluation rigoureuse menée selon les exigences du Référentiel National Qualité (RNQ). Il est donc crucial de savoir qui peut auditer, dans quelles conditions et comment s’assurer de choisir un auditeur accrédité et impartial. Dans cet article, nous clarifions les rôles, les règles et les bonnes pratiques pour aborder cette étape en toute sécurité.
Qui sont les seuls autorisés à faire un audit de surveillance Qualiopi ?
En France, seuls les organismes certificateurs accrédités par le Cofrac (Comité Français d’Accréditation) peuvent réaliser un audit de surveillance Qualiopi. Ce sont eux qui détiennent l’autorisation légale pour attester que votre organisme respecte toujours les exigences du RNQ.
Cette accréditation garantit que le certificateur respecte la norme ISO/IEC 17065, qui impose impartialité, rigueur et compétence dans la conduite des audits. Vous ne pouvez donc pas choisir qui réalise l’audit de surveillance Qualiopi de façon arbitraire. Il faut impérativement passer par un organisme figurant sur la liste officielle des certificateurs habilités, accessible sur le site du ministère du Travail ou du Cofrac.
À noter : c’est souvent le même certificateur qui a conduit votre audit initial qui effectuera aussi l’audit de surveillance. Mais ce n’est pas une obligation, comme nous le verrons plus loin.
Qui est l’auditeur en charge de l’audit de surveillance Qualiopi ?
C’est un auditeur professionnel mandaté par le certificateur qui réalise concrètement l’audit de surveillance Qualiopi. Il ne s’agit pas de n’importe qui. L’auditeur doit être formé à la lecture du Référentiel National Qualité, et disposer d’une solide expérience dans les domaines de la formation ou de la qualité.
C’est également quelqu’un qui doit rester impartial. Il ne peut pas être un ancien consultant ayant aidé votre organisme, ni entretenir de lien commercial ou personnel avec vous. Son rôle est d’observer, d’évaluer et de rendre un avis objectif basé sur des preuves.
Il suit une méthodologie stricte, pose des questions ciblées, examine vos documents, et vérifie que les engagements pris lors de l’audit initial sont bien tenus. C’est donc lui qui va attester, ou non, du maintien de votre certification Qualiopi.
Qui peut être choisi pour remplacer un certificateur initial ?
Oui, vous pouvez décider qui sera votre nouveau certificateur, si vous souhaitez en changer avant l’audit de surveillance Qualiopi. C’est tout à fait légal, sous certaines conditions.
Ce changement implique de rompre le contrat avec votre certificateur actuel, souvent signé pour un cycle de trois ans. Il faut donc anticiper les délais, vérifier les clauses de résiliation, et surtout s’assurer que le nouveau certificateur choisi figure bien parmi ceux qui sont accrédités.
Certains organismes changent de certificateur pour des raisons de proximité, de coûts, ou de qualité relationnelle. D’autres préfèrent conserver une continuité. Dans tous les cas, c’est à vous de décider qui vous accompagne dans cette nouvelle étape.
Attention : le nouvel auditeur devra reprendre l’historique de votre certification. Il vérifiera qui a réalisé l’audit initial, quelles non-conformités avaient été identifiées, et qui a validé leur levée.
Qui n’a pas le droit de réaliser un audit de surveillance Qualiopi ?
Il est très important de bien faire la distinction entre qui peut réaliser un audit de surveillance Qualiopi… et qui ne le peut pas.
Par exemple, un consultant, même expert en Qualiopi, ne peut pas auditer officiellement un organisme. Il peut vous préparer à l’audit, vous conseiller, simuler une évaluation… mais en aucun cas certifier votre conformité. Il n’est pas accrédité.
De même, un organisme non reconnu par le Cofrac ou un auditeur indépendant, sans mandat officiel, ne peut pas valider un audit. Seul un certificateur accrédité peut désigner qui peut auditer.
Confondre les rôles entre auditeur et consultant est une erreur fréquente. L’un est dans une posture d’analyse neutre ; l’autre est dans l’accompagnement. Mieux vaut bien les différencier pour ne pas compromettre votre certification Qualiopi.
Qui doit contacter le certificateur pour lancer l’audit de surveillance Qualiopi ?

C’est à l’organisme de formation certifié de prendre l’initiative de planifier son audit de surveillance Qualiopi. Vous devez vous rapprocher du certificateur (ou en choisir un nouveau), convenir d’une date, et signer l’accord correspondant.
Si vous ne savez pas qui contacter, commencez par revoir votre contrat de certification initial. Celui-ci précise souvent les délais, les modalités de l’audit de surveillance et le contact direct avec le certificateur.
Il faut anticiper cette démarche au moins 3 à 6 mois avant l’échéance. Cela vous laisse le temps de vous organiser, de réunir vos preuves, et de faire appel, si besoin, à un prestataire en accompagnement Qualiopi pour vous préparer efficacement.
Conclusion
Savoir qui peut réaliser un audit de surveillance Qualiopi est bien plus qu’une simple question logistique. C’est un enjeu réglementaire, stratégique et qualitatif. Seuls les organismes certificateurs accrédités par le Cofrac peuvent désigner des auditeurs habilités, formés et indépendants.
Comprendre qui intervient, dans quel cadre, et avec quelles responsabilités, vous permet de sécuriser chaque étape de votre démarche qualité. C’est aussi un gage de sérieux vis-à-vis de vos partenaires et financeurs.
Alors avant de vous engager, assurez-vous toujours de qui vous audite, pour le compte de qui, et selon quelles garanties. C’est une condition indispensable pour maintenir votre certification Qualiopi en toute confiance.